Lettre ouverte au peuple de droite

Lettre ouverte - Droite
La France est un trésor dont Nicolas Sarkozy nous a rendu la fierté. Face à une gauche laxiste et dépensière, la droite française doit, pour redevenir majoritaire, poursuivre la révolution sarkozyste, c’est-à-dire se réconcilier avec le peuple. Seules des idées fortes permettront de bâtir une droite forte pour une France forte. C’est à la bataille des idées qu’il nous faut prioritairement s’atteler. Les Français nous y appellent. L’avenir de la France le commande. C’est à cette seule tâche que s’applique, depuis le 7 mai et pour le Congrès de l’UMP, notre motion « la Droite forte » autour de quatre défis :

- la crise que nous traversons n’est pas seulement une crise conjoncturelle, nécessitant quelques pas de plus à gauche parce que trop de pas auraient été parcourus à droite. C’est la crise d’un monde qui meurt et l’émergence d’un monde qui naît, avec une nouvelle hiérarchie des valeurs, moins individualistes, moins consuméristes, moins mondialistes. Il faudra pour en sortir plus de modernes que d’anciens, plus de courage que de verbiage, plus de renouveau que de conservatisme. Il n’est plus temps de prolonger la social-démocratie à la française, il faut tourner la page du réformisme faible et engager la révolution des idées. Nous voulons changer le monde ? Alors changeons de logiciel intellectuel en allant beaucoup plus loin, plus vite, plus fort.

- plus qu’à aucun autre moment de son histoire, la droite se trouve à l’heure des choix. Le premier est de savoir si le mandat de Nicolas Sarkozy fut une parenthèse ou le signe d’un renouveau. Un renouveau de l’action, de la volonté et de la pensée politiques. Une présidence alliant la puissance des convictions et l’énergie de la réforme. S’il fut une parenthèse, résignons-nous à la refermer. S’il fut un renouveau, assumons l’héritage et poursuivons fièrement le travail. Ne nous épuisons pas en querelles de succession, il y aura du travail pour tout le monde. Nous ne revendiquons pas le monopole du sarkozysme, nous en déclamons la fierté. Nicolas Sarkozy ne peut pas être nulle part ; il doit pouvoir être partout !

- autre défi pour la droite face à une gauche aux pleins pouvoirs : déterminer son style d’opposition. Doit-elle s’épuiser en querelles internes ? Se ranger derrière les réformes pseudo-progressistes de la gauche (mariage homosexuel et adoption, droit de vote des étrangers, cannabis) alors qu’elles sont le signe d’une société qui a perdu le goût de vivre et de vivre ensemble ? Ou doit-elle s’attacher à bâtir patiemment et courageusement les victoires de demain ? Nous croyons que c’est d’en bas, de la France des talents et des territoires, cette France des villes et des villages, chassée des écrans, oubliée du gouvernement, que se maintient et se prépare le sursaut français. La victoire de la France du mérite et de la responsabilité. La victoire de la France de la Concorde.

- enfin, ne laissons pas béant le vide des idées. C’est le sens de nos nombreuses propositions. Inapplicables, nos idées ? Ce furent les mêmes critiques contre Nicolas Sarkozy quand il réforma les 35h, les droits de succession, les retraites ou l’université. Oui, nous assumons pleinement de vouloir supprimer à vie les allocations sociales pour les fraudeurs récidivistes car au nom de quoi l’Etat devrait aider ceux qui ont décidé d’enfreindre la loi ? Oui, nous voulons créer un choc de compétitivité par la semaine de 40h de travail, refonder un protectionnisme européen pour nos agriculteurs et nos ouvriers, remettre au goût du jour un service militaire et humanitaire obligatoire de trois mois pour tous les jeunes Français afin de renouveler le sens du devoir. Oui, nous voulons rétablir les savoirs fondamentaux et l’autorité des maîtres à l’école, supprimer les cinq milliards d’euros de financement public des syndicats pour ressusciter le vrai dialogue social au service des salariés ou encore affirmer les racines chrétiennes de la France car les 45 000 clochers font partie de notre héritage national. Oui, nous voulons davantage de journalistes de droite car si un journaliste doit être avant tout indépendant, est-il acceptable que Nicolas Sarkozy ait été caricaturé tout son quinquennat sur les chaines du service public financées par notre redevance ? Voilà, parmi tant d’autres, les mesures concrètes et fondatrices d’un nouveau contrat social que porte « la Droite forte ».

Nous sommes fiers d’être Français, fiers d’être de droite, fiers d’être sarkozystes. Vous aimez la France ? Alors, vous la voulez forte. Vous aimez la droite ? Alors, vous la voudrez forte.

Guillaume PELTIER, ancien porte-parole adjoint de N. Sarkozy, secrétaire national de l’UMP
Camille BEDIN, secrétaire national de l’UMP
Geoffroy DIDIER, conseiller régional d’Ile-de-France, secrétaire national de l’UMP
Olivier MARLEIX, député d’Eure-et-Loir
Jean-Charles TAUGOURDEAU, député du Maine-et-Loire
Nicolas PERRUCHOT, ancien député-maire de Blois
Edouard COURTIAL, député de l’Oise
Pierre CHARON, sénateur de Paris
Alain MOYNE-BRESSAND, député de l’Isère
Yves FOULON, député de Gironde

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