Ma réaction suite à l’incarcération du jeune Nicolas

Les députés Jean-Charles Taugourdeau et Marc Laffineur, les sénateurs Catherine Deroche et Christophe Béchu considèrent que le mandat de dépôt à l’encontre du jeune Nicolas, participant de la Manif pour tous et condamné à quatre mois de prison dont deux ferme, est incompréhensible, étant donné qu’il n’y a eu ni atteinte aux biens ni atteinte aux personnes.

Tout en réaffirmant leur respect de l’autorité judiciaire et le nécessaire maintien de l’ordre public, ils s’interrogent sur ce qui apparaît à leurs yeux et à ceux d’un nombre croissant de leurs concitoyens comme un exemple de « deux poids-deux mesures ».

En effet, comment expliquer la lourdeur de cette sanction comparée à celles prononcées ces dernières semaines à l’encontre d’individus ayant commis des faits autrement plus graves ? Attaquer un RER et dévaliser ses passagers, ou saccager un arrondissement pour célébrer un titre de champion de France serait-il moins grave aux yeux des juges ?

Depuis la loi pénitentiaire de 2009, lorsque l’on est condamné à une peine de prison ferme inférieure à deux ans, le principe veut que la peine soit aménagée, c’est-à-dire qu’une alternative à l’emprisonnement soit décidée (bracelet électronique, travaux d’intérêt général…)

L’incarcération du jeune Nicolas signifie-t-elle qu’il est aujourd’hui impossible de s’opposer à la politique du gouvernement actuel sans risquer de se retrouver derrière les barreaux ?

Si tel est le cas, le pouvoir en place prend un risque qui ne sera pas sans conséquence sur notre démocratie.

Les quatre parlementaires demandent instamment que le jeune Nicolas bénéficie des mêmes droits que tout justiciable devant un tribunal de la République.

Le député
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