Au sujet de la réforme des territoires

Suite à plusieurs sollicitations des médias, veuillez trouver ma réaction suite à l’annonce de la réforme des territoires qui leur a été adressée :

Tout le monde se gausse à longueur d’année, citoyens et élus, du mille-feuille territorial.

Que veut-on exactement ? Plus d’efficacité de l’administration des territoires qu’elle soit dirigée par les élus des collectivités ou par l’Etat.

Cette efficacité nous amenant à une plus grande réactivité de l’administration française. On pourrait donc espérer plus de bon sens dans la réglementation. Elle amènerait à une meilleure lisibilité des besoins de la population. On pourrait donc espérer enfin des lois plus simples pour servir et protéger les citoyens. On pourrait donc enfin accompagner et protéger notre économie de production en libérant le travail.

Ceci pour dire que la montagne accouche d’une souris. Encore une fois un début d’ébauche de réforme. On avait promis moitié moins de régions, le compte n’y est pas.

Comble de marchandage présidentiel les Pays-de-la-Loire se retrouveraient seuls à côté d’une immense région (Centre/Poitou-Charentes/Limousin) et bordée par la région Bretagne qui reste à 4 départements. Tout cela représentant la pointe ouest de l’Europe. Tout simplement hallucinant et grave que l’occasion ne soit pas d’envisager une région Bretagne/Pays-de-la-Loire ! Avec leurs forts potentiels touristique, marin, agricole, industriel, culturel et humaniste !

J’arrête là mon commentaire sur les régions car la réforme des régions seules, ce n’est pas une réforme territoriale ! Repousser la réforme des départements à 2020, autant dire que c’est la reporter aux calendes grecques !

Mais à la bonne manière hollandaise (c’est-à-dire à gros coup médiatique pour annoncer en catimini d’autres choses), le Premier Ministre confirme bien cet après-midi le renforcement des intercommunalités avec à la clé une élection au suffrage direct à partir du 1er janvier 2017. Mais fidèle à sa tactique, le Président de la République affirme que la base est nos 36 000 communes, sans doute et surtout parce que les élections sénatoriales ont lieu à l’automne...

Je veux dire par là que lorsqu’il y aura une élection au suffrage universel direct dans les communautés de communes, les communes isolées sur des territoires d’au moins 30 / 40/ 50 000 habitants ne pèseront pas lourd ! Cela nous ramène à ce que disait le même Président de la République en janvier lors de ses vœux en parlant de la nécessité du « rapprochement des communes ».

La commune est, à ses yeux, la collectivité de proximité, OUI. Mais c’est de la commune nouvelle dont il parle. Une de nos rares réformes que les socialistes n’ont pas abrogée.

En conclusion :
OUI à l’agrandissement des régions (NON à l’éclatement des Pays-de-la-Loire),

OUI à l’intégration des départements (élus et fonctionnaires) dans le fonctionnement de nouvelles régions plus grandes,

OUI au regroupement des communautés de communes nouvelles. Je recommande en effet fortement aux communes d’un même bassin de vie quotidienne de se regrouper en communes nouvelles pour que les plus petites d’entre elles continuent à vivre, à être visibles sur ces grandes communautés de plusieurs dizaines de milliers d’habitants.

Lu dans Ouest France :

Repris sur le site du Courrier de l’ouest

Repris sur le site de Saumur Kiosque

Le député
Derniers tweets