De la démocratie et du référendum

Ce dimanche 26 juin a eu lieu la consultation citoyenne sur le projet d’aéroport Notre Dame des Landes. Comme pour le Brexit la question posée était simple, et la réponse fut claire ! La majorité des habitants de la Loire Atlantique est favorable à la poursuite de ce projet.

Le Conseil d’État a validé le choix du périmètre de l’enquête et confirmé la légalité du référendum, ce scrutin est donc incontestable juridiquement.

En toute logique le débat devrait donc être clos. Quelle que soit l’opinion que l’on puisse avoir sur ce projet, il faut reconnaitre que la démocratie a parlé, par deux fois. Une première fois par l’intermédiaire des représentants élus de la nation, et une seconde fois par consultation directe.

Pourtant les opposants au projet, les « zadistes » refusent la défaite et ont lancé un « appel à résistance ». Ils contestent le référendum et refusent de quitter les lieux qu’ils occupent illégalement.

Cette attitude est révélatrice du fonctionnement d’une certaine fraction de l’extrême gauche. On crie à la dictature quand un élu ose prendre une mesure temporaire pour sauvegarder l’ordre public, et on ne reconnait un scrutin comme légitime que si le résultat va dans le « bon » sens.

Ce gouvernement n’a pas ma sympathie et son action est critiquable à plus d’un titre, mais il arrive un moment ou le processus démocratique doit être respecté.
Le vrai déni de démocratie, ici, serait de ne pas faire évacuer la ZAD de Notre Dame des Landes. Ne pas faire évacuer aurait pour conséquence, entre autres, d’acter par avance la condamnation en France de tout grand projet économique structurant.

Le député
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