Et pourquoi pas la méritocratie ?

Le mercredi 8 juin plusieurs milliers de lycéens de terminale ont obtenu les résultats de la première phase d’admission sur le portail Admission Post-Bac. Ce service lancé en 2009 permet aux élèves de formuler jusqu’à 24 vœux pour des formations universitaires, des BTS, des classes préparatoires ou des écoles d’ingénieurs. La distribution des places pour les formations non sélectives se fait en fonction d’un algorithme.

Cette année ils étaient 761 659 candidats, soit environ 22 000 de plus qu’en 2015, le nombre de places en revanche n’a pas augmenté. Cela cause un problème récurrent pour les formations les plus demandées. Pour les premières années de licence en particulier en médecine, droit et STAPS les doyens sont de plus en plus forcés de recourir au tirage au sort en dernier recours.

Cette situation c’est une autre tragédie bien française : pour défendre un principe louable mais utopique (l’absence de sélection à l’université) on arrive à des extrémités absurdes et injustes.

Le tirage au sort c’est la négation complète des valeurs qu’est censée défendre l’Éducation Nationale, c’est la loterie plutôt que la méritocratie !

L’effort devrait être récompensé, pas la chance. Pour cela il faut une forme de sélection à l’université, il n’y a tout simplement pas d’alternatives.

Le député
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