L’urgence nationale : créer du travail en France, en libérant les entrepreneurs !

par Jean-Charles TAUGOURDEAU, député-maire de Maine-et-Loire
Vice-Président du Comité des Entrepreneurs Les Républicains

Quand le système politique s’emballe sur l’urgence de créer des emplois, par des aides, par de la formation, il se trompe lourdement de priorité par une méconnaissance pathétique des besoins des entrepreneurs.
Pour bien comprendre de quoi je parle, je veux expliquer le sens de quelques mots :

Entrepreneurs. Ils sont tous ceux à leur compte, quels que soient leurs métiers, qui mettent un euro de leur poche pour essayer d’en gagner deux, qui empruntent en hypothéquant leurs biens, qui se retrouvent face au même ministre du travail et face au même ministre de l’économie et des finances.

Emploi. Sa création est la résultante logique de l’activité générée par les entrepreneurs ci-dessus qui se trouvent alors accompagnés par des entrepreneurs de services. L’activité de production génère de l’activité de services. Ces deux activités sont créatrices de richesse que je qualifierais de primaire et fondamentale en ce sens que si elle n’existe plus sur le territoire national, aucun emploi public, aucun système de retraites, de santé, de solidarités nationales n’y survivra.

Travail. C’est le travail, et uniquement lui et s’il est déclaré, qui crée l’emploi. Mais il est tristement vrai qu’en France on s’est habitué à ce qu’on puisse avoir un emploi sans travailler et qu’on puisse travailler, être salarié à longueur d’année, sans emploi.

Formation. (Éducation nationale, apprentissage, alternance, études techniques ou d’ingénieurs, etc.) C’est un passage nécessaire pour former les futurs entrepreneurs et, de plus, excellent pour former tous leurs collaborateurs.

Il est urgent de libérer les entrepreneurs de France ! Mais comment ?

Voici quatre mesures urgentes qui s’imposent selon moi :

> L’accord d’entreprise. Il serait voté par tous les salariés et le patron et se substituerait au code du travail qu’on ne simplifiera jamais. Cet accord de substituerait aux accords de branches qu’il y ait un ou des centaines de salariés, présence ou non de syndicats dans l’entreprise.

> Faciliter le licenciement. Le retour au plein emploi ne se fera que si les patrons de TPE PME peuvent embaucher sans la crainte de ne pouvoir licencier. Le plein emploi est la meilleure des sécurités pour un salarié qui perd son travail car il en retrouve un très vite.

> L’accès au financement. Là il faut de toute urgence revoir les dispositions de Bâle3 pour permettre à nos banques françaises de financer nos entrepreneurs même s’ils n’ont pas 100% de garanties. C’est vital pour nos petits et moyens entrepreneurs.

> Le Coût du travail. Pour chaque norme ou règle, quels que soient le métier, la branche, ou la filière, adopter de suite en France la norme correspondante la plus basse existant en Europe. Cela générerait un premier niveau de baisse du coût du travail.

  • jeudi 1er décembre 2016
  • Actu
Le député
Derniers tweets