Présidentielle 2017 : Hissons les voiles de la France, le vent de la réforme nous est favorable !

Discours de Jean-Charles TAUGOURDEAU
Jeudi 9 mars 2017 – Baugé-en-Anjou

Seul le prononcé fait foi

Cher Bruno, chère Catherine, cher Christian, cher Philippe, chers amis,

Merci mon cher Philippe de nous accueillir dans cette magnifique salle que je me suis empressé de proposer au comité d’organisation quand j’ai vu qu’il était parfois difficile de trouver une salle disponible dans l’agglomération d’Angers.
Bon dites donc mes chers amis nous venons de traverser une sacrée zone de turbulences comme il en a rarement été connue dans une campagne présidentielle ! Nous sommes à 45 jours du premier tour nous allons enfin, nous pouvons enfin parler du programme !

Et nous avons assurément le meilleur programme le meilleur de tous les programmes qui n’ait jamais été proposé à la présidentielle depuis quelques décennies un programme qui, si on l’exécute, si on le met en pratique, sauvera la France de ce déclin lancinant depuis 40 ans.

François Fillon veux libérer la France il veut que chaque française, chaque Français se sentent enfin libre et fiers d’être français.

Être libre parce qu’on est autonome.

Être autonome nécessite des moyens financiers qu’on soit salarié ou à son compte.
Travailler à son propre compte, c’est participer directement à créer la richesse qui finance tout le reste de notre société actuelle.

Nous sommes arrivés à une situation complètement paradoxale ! Ce sont en France aujourd’hui ceux qui sont à leur compte qui prennent tous les risques qui risquent tous leurs biens et qui sont empêchés du matin au soir, du soir au matin ! Contrariés voire bloqués par les contraintes administratives, empêchés par les normes, écrasés par la fiscalité, ralentis par les délais d’autorisation, étranglés par les délais de paiement, harcelés par les contrôles, déshonorés par leur perte d’autonomie.

Et là, ils ont tout perdu, leur autonomie donc leur liberté d’entreprendre, trop nombreux ceux qui en finissent alors avec leur vie pour fuir la honte, innombrables aujourd’hui ceux qui sont dans la spirale infernale de l’agonie qui d’aides en aides, de redressement en redressement, tourne inexorablement vers le dépôt de bilan, la liquidation...

Les élus ruraux que nous sommes sont dans l’œil de cette spirale infernale. Il nous faut beaucoup d’ingéniosité, beaucoup travailler sans jamais cesser de croire au développement de nos campagnes.

Mais nous savons qu’il n’y aura pas de ruralité sans agriculteurs. Ce sont 15 % d’exploitations qui vont avoir disparu en 2016. On aura peut-être "sauvé" si j’ose dire la moitié des 30 % qui était en difficulté, et cette année combien vont encore disparaître dans cette année de transition ?

Il y a donc urgence dès le mois de juin pour prendre par ordonnances les mesures qui s’imposeront pour sauver l’agriculture, pour sauver nos agriculteurs, sauver nos exploitants ! Car sans eux pas de ruralité. Et bien évidemment dans nos villages sans agriculteurs, sans nouveaux habitants, il n’y aura plus de nouveaux commerçants, il n’y aura plus de nouveaux artisans, il n’y aura plus d’école. Nous savons tous ici, nous avons tous conscience de cette spirale qui joue aujourd’hui contre le développement de la vie économique et sociale en milieu rural.

C’est tout cela que va enrayer le programme économique présenté par François Fillon et adopté par 3 300 000 français en novembre dernier. Libérer tous ceux qui sont à leur compte et enfin de nouveau recréer de la richesse sur nos territoires.
J’entends dire partout que ce programme et j’insiste le meilleur jamais présenté est critiqué par tous à l’extrême droite, à l’extrême gauche, à gauche mais parfois aussi un peu au centre (le centre qui n’est plus à l’UDI !) pour nous dire que c’est un programme dur, que François Fillon ce serait radicalisé ! Imaginez les termes qu’on emploie, ça fait cinq ans qu’on associe radicalisation au djihadisme et on dit que François Fillon se serait radicalisé ! Mais non il remet la droite républicaine à l’endroit qu’elle n’aurait jamais dû quitter.

Mais bien évidemment que les mesures paraissent dures, difficiles à mettre en application parce que tout simplement on a peut-être aussi perdu l’habitude d’être fiers de nos idées et de nous battre pour elles.

François Mitterrand nous a habilement enfermés dans la pensée unique avec la complicité de nombreux intellectuels, François Fillon veut nous en libérer et c’est bien pour ça aujourd’hui qu’il est attaqué de toutes parts.

A qui cela fait peur quand on dit que l’accord d’entreprise, l’employeur et ses salariés d’accord entre eux, cet accord prévaudra sur le code du travail ? A qui cela fait peur ? Qui parle d’inversion de la norme ? Les syndicats ! Mais non, pour les syndicats ce sera le retour à la norme, ils doivent se préoccuper des conditions d’hygiène et de sécurité des salariés.

L’organisation dans l’entreprise, elle, est de la responsabilité du chef d’entreprise et de ses salariés syndiqués ou non. La surprotection de l’emploi et tous les excès auxquels sont soumis les entrepreneurs ont fini par les pousser à renoncer à embaucher.

Aujourd’hui ils affalent la voilure de leurs entreprises, Monsieur le président pourrait-on ainsi gagner le Vendée globe ?

Abandonner des projets de développement, ralentir son entreprise, voire diminuer son entreprise pour ne plus embaucher c’est catastrophique !

J’écrivais en novembre 2011 à tous mes collègues parlementaires : la surprotection de l’emploi a tué le travail. On ne retrouvera le plein-emploi qu’en facilitant le licenciement. Les pays où le taux de chômage est bas sont ceux où le licenciement est plus facile et moins coûteux.

Est-ce pour autant dangereux pour le salarié non ! D’abord quand il veut quitter une entreprise parce qu’il ne s’y plaît plus il en trouve une autre et parfois (comme il y a 40 ans) dès le lendemain chez le meilleur concurrent de son patron du jour ! N’est-ce pas la plus grande, la plus belle des sécurités que l’on doit à un salarié "pouvoir retrouver un travail quand il perd le sien ou quand il décide de quitter celui qui ne lui plaît plus" ?

Aujourd’hui, j’ose le dire, avec 6 ou s7 millions de chômeurs, les salariés sont otages de leurs entreprises. Ils ne peuvent pas les quitter de peur de ne plus trouver de travail et ne peuvent que très difficilement négocier les avancements auxquels ils pourraient prétendre.

Dans beaucoup d’autres domaines le programme de François Fillon n’est pas dur et permettra d’être généreux avec les plus défavorisés.

Voilà chers amis ça me donne très envie de refaire un certain nombre d’autres réunions consacrées à l’économie et au travail d’ici le 23 avril en Maine-et-Loire.
Donc à très bientôt à d’autres occasions !

Alors hissons les voiles de la France, le vent de la réforme nous est favorable !

Virons en tête le 23 avril pour gagner le 7 mai au soir !

Le député
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