2èmes Rencontres parlementaires pour l’Entreprise

J’ai participé aux rencontres parlementaires pour l’Entreprise organisées à la Maison de la Chimie ce mardi matin.

La table ronde à laquelle je participais était consacrée à la simplification, à la compétitivité et à l’emploi.

Simplifier, c’est laisser travailler les entrepreneurs français. Les textes législatifs qui sortent tout au long de notre vie de parlementaire ne vont pas dans ce sens. Il existe un vrai fossé entre le Parlement et le monde de l’entreprise, une méconnaissance de l’économie de la part des députés.

Je n’attends rien du pacte de responsabilité, car il est biaisé. Un pacte de responsabilité ne devrait pas prévoir de contreparties. De telles contreparties représentent un manque de confiance. Les entreprises doivent générer du profit et créer du travail, l’emploi est la conséquence logique du travail. Il y aurait d’ailleurs beaucoup plus d’emplois créés en France si on pouvait licencier facilement quand il n’y a plus de travail. En effet, personne n’hésiterait à embaucher. La reprise est aujourd’hui à cette condition.

La crise est terminée, dans le monde. Dans 30 ans, la Terre comptera deux milliards d’habitants en plus. Si nous n’arrivons pas à en profiter, cela prouvera notre incompétence. Seule la France est en crise, car elle n’a pas su évoluer. Les Français ne souhaitent pas évoluer. Ils ne souhaitent pas de changement. Sauf pour changer de Président. Tout le problème est là.

Tant que nous n’évoluerons pas comme les autres pays et que nous ne réussirons pas à créer un socle transversal au niveau du Parlement, nous ne pourrons pas retrouver le chemin de la croissance. Si nous voulons que les citoyens se réconcilient avec leurs partis politiques, il faudrait que les deux grands partis (l’UMP et le PS) s’entendent sur le fait qu’il est impératif de maintenir une économie de production et de créer des richesses. Seule la question de la répartition des richesses peut faire l’objet de querelles idéologiques et partisanes, comme dans les autres grands pays industrialisés (les États-Unis d’Amérique, l’Allemagne et l’Angleterre).

La politique n’est pas mon métier. J’avais créé une entreprise. Je me suis retrouvé député en 2002. J’ai transmis mon entreprise en 2010 contraint et forcé par une banque. Si je n’avais pas fait de politique, j’aurais toujours mon entreprise.

Comment pouvons-nous baisser le coût du travail ? Comment pouvons-nous réduire les dépenses publiques ?

Il serait bon de pouvoir consulter en préfecture toutes les aides publiques versées par l’État aux entreprises, aux associations, aux syndicats et aux médias. Il faudrait, en outre, que les hauts fonctionnaires justifient leur salaire.

La seule manière de simplifier le code du travail serait d’accorder aux entreprises le droit d’avoir des accords votés par tous les salariés (vote obligatoire), avec la comptabilisation des votes blancs.

Il est impératif d’envoyer les agents de Bercy en formation pour les faire passer d’une logique comptable à une logique économique.

Chaque fois que le président de la République annonce une mesure bénéficiant aux entreprises, comme le crédit d’impôt, un haut fonctionnaire du ministère de l’Économie se charge de faire en sorte de ne pas le verser, ou d’accompagner ce versement d’un contrôle fiscal.

J’ai demandé que nous supprimions le monopole des mandataires judiciaires ; le ministre avait trouvé cette proposition intéressante, de même que la commission chargée d’examiner cette question, mais l’amendement ne fut pas voté…

Je préconise que les aides publiques aux entreprises soient remboursables et remboursées progressivement, lorsque l’entreprise est en capacité de prélever des dividendes à titre privé (pour le dirigeant, les actionnaires et les salariés). Le devenir des aides publiques est trop peu transparent.

Nous ne devons plus créer d’emplois dans la fonction publique. Une jeune femme de 20 ans que l’État recrute comme fonctionnaire sera payée pendant 80 ans, car son espérance de vie est de 100 ans.
Cette situation est intenable. Lorsque M. Hollande a décidé de créer 60 000 emplois dans l’Éducation nationale, il a ainsi décidé de faire payer à l’État 4,8 millions d’années de travail – alors que les performances de nos élèves formés à l’école publique ne cessent de décroître.

Le député
Derniers tweets