80km/h : c’est toujours non !

Plusieurs semaines maintenant que je me mobilise contre la mesure de réduction de vitesse sur les réseaux secondaires.

Car, très clairement, cette mesure du gouvernement est une lourde pénalisation pour les usagers de nos réseaux routiers.

Cet abaissement de 10km/h de la vitesse mauvais car il va considérablement accroitre le temps de déplacement au quotidien, notamment pour les professionnels.
Cette décision va également à l’encontre du principe d’égalité entre les zones urbaines et rurales, ces dernières étant bien souvent éloignées des services.
Par ailleurs, son efficacité en matière de sécurité routière est relativement contestable au regard des nombreuses études faites à ce sujet.

A titre d’exemple, la Ligue contre la violence routière a récemment déclaré que les routes à 90km/h ne sont pas dangereuses pour des raisons impliquant les infrastructures et du fait du nombre de véhicules qui les utilisent.

Pour tenter de faire changer d’avis le gouvernement, j’ai co-signé et notre groupe l’a portée lors des débat, une proposition de loi émanant de mon collègue, Vincent DESCOEUR, qui visait à modifier le code des collectivités locales dans le but de donner pouvoir aux préfets et aux départements sur les 80 km/h et revenir à 90 quand cela s’avérerait nécessaire.

Ce texte porté par Les Républicains avait pour objectif de permettre aux autorités territoriales, les plus compétences en la matière, de retrouver un vrai pouvoir de décision et de mener une politique – en particulier routière – que seules ces dernières sont en capacité de mener sur leur territoire.

Malheureusement, notre proposition a été rejetée par la majorité, contestant comme à son habitude tout initiative entreprise par l’opposition.

Mais parce que nous dénonçons toujours le caractère absurde de cette décision, avec une cinquantaine de mes collègues députés, nous avons déposé un recours en annulation devant le Conseil d’État contre le décret du gouvernement imposant les 80 km/h estimant cette limitation générale au réseau routier relève d’une erreur manifeste d’appréciation.

Je suis attaché à ce que chacun puisse se déplacer librement, sans contrainte de quelque nature, à la fois dans l’intérêt des individus – pour eux-mêmes comme dans le cadre de leurs activités - mais aussi à terme pour la santé économique de nos territoires.

Je reste donc totalement déterminé sur cette question malgré l’entrée en vigueur de cette disposition dès demain !

Le député
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