« Collaborateurs et députés usés jusqu’à l’accord »

Suite à la parution d"un article dans la Lettre A intitulé « Collaborateurs et députés usés jusqu’à l’accord » et paru ce jeudi 28 juillet [voir ci-dessous], j’ai tenu à apporter quelques précisions :

« En tant que députés, nous avons la chance d’être entourés de collaborateurs aussi bien à l’Assemblée qu’en circonscription afin de nous aider dans notre mission. Nous sommes ainsi, en quelque sorte, des chefs d’entreprise "TPE". A ce titre, nous sommes tous assujettis au code du travail.

Depuis plusieurs semaines, l’Assemblée nationale travaille sur la question des conditions de travail des attachés parlementaires. Il est en effet tout à fait incompréhensible que nos collaborateurs, aussi diplômés soient-ils, ne soient pas entièrement reconnus dans leur profession. Il est indéniable que le travail quotidien de ces salariés mérite d’être valorisé.

Je déplore néanmoins la méthode employée : c’est particulièrement étonnant de constater qu’on puisse aujourd’hui encore nous demander d’adhérer à une association qui nomme son conseil d’administration et "élit" son président pour pouvoir « négocier » avec les collaborateurs sans même d’ailleurs avoir de plus amples détails.

Ce que je vois aujourd’hui, c’est que les syndicats FO, SUD… etc. sont tout simplement en train de mettre la main sur l’ensemble des collaborateurs parlementaires pour finir par titulariser la profession au mépris des convictions de chacun.
Un collaborateur ou assistant parlementaire naît, vit et part avec son député. C’est ce qui fait sa force et son indépendance et la grandeur de son métier.

Avec une convention étriquée, il est clair que les députés risquent de comprendre, à leurs dépens, les vicissitudes du code du travail que nous avons rendus nous-mêmes impossible à respecter au jour le jour. Car il s’agit bien de la question ! Faire enfin respecter le code du travail dans cette maison. »

Jean-Charles TAUGOURDEAU
Député de Maine-et-Loire

Le député
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