Convention Les Républicains « Comment réduire l’immigration ? »

Comment ne pas voir les difficultés massives de l’intégration aujourd’hui ?
Comment ne pas voir la montée régulière dans nos villes et territoires de la pression de l’intégrisme et du communautarisme ?
Comment ne pas mesurer petit à petit les reculs incessants de la République face aux revendications portées notamment par l’islamisme intégriste ?

En ouvrant ce mercredi matin - 18 avril 2018 - au siège des Républicains la première « Convention pour la France », Laurent Wauquiez n’a pas fait mystère de la raison pour laquelle cette première était dédiée à l’immigration. Outre que s’est ouvert cette semaine à l’Assemblé nationale le débat parlementaire sur le projet de loi Asile et Immigration « dont aucune des mesures ne permettra de réguler l’explosion de l’immigration », l’immigration « est sans doute l’une des priorités principales pour l’avenir de notre pays », considère le président des Républicains s’appuyant sur un sondage effectué par Pollingvox pour le compte de notre famille politique auprès d’un échantillon représentatif de 1000 personnes.

« Quand depuis autant d’années, depuis aussi longtemps nous avons de façon aussi déraisonnable dépassé toutes les capacités d’intégration de notre pays en laissant entrer en France beaucoup plus d’immigrés que ce que nous étions capables d’accueillir, nous avons nous mêmes créé les problèmes auxquels nous ne heurtons », constate Laurent Wauquiez évoquant le nombre de mosquées salafistes (plus de 100 là où, seules, 3 ont été fermées), la multiplication du port du voile, la diffusion progressive d’un discours de haine de la France...

Evoquant les chiffres « consternants » liés à l’immigration (262 000 titres de séjour délivrés en 2017, 400 000 clandestins présents sur le territoire, taux « dérisoire » de reconduites à la frontière, explosion du budget de l’Aide médicale d’Etat…), Laurent Wauquiez tire la sonnette d’alarme : « il n’y a jamais eu autant besoin de diminuer l’immigration et jamais on a autant ouvert les portes. C’est une folie qui ne peut conduire qu’à de grands désordres pour notre pays. »
Remarquant que, jamais, tant lors de sa campagne présidentielle que depuis, Emmanuel Macron n’avait signifié qu’il fallait réduire l’immigration en France, Laurent Wauquiez estime que « si rien n’est fait, le quinquennat d’Emmanuel Macron se traduira par 1 million d’immigrés en plus ! »

Déplorant qu’en France le débat sur l’immigration est frappé du sceau de l’irrationnel et de l’interdit, que jamais ne sont mis sur la table ni les chiffres, ni les statistiques empêchant tout débat qui « confronte les points de vue », Laurent Wauquiez tacle le comportement de la majorité. « La véritable nature de LREM transparait. Il n’y a aucune volonté d’un discours clair et ferme. C’est révélateur d’un débat interdit », relève Laurent Wauquiez qui « refuse la censure des dictateurs. Dès qu’une proposition est formulée par "les Républicains", ce n’est pas humain, pas ouvert, pas charitable. J’en ai assez car ce ne sont que les arguments de la fausse générosité qui consiste à ne pas bien accueillir ceux que l’on a décidé d’accueillir et à ne pas veiller sur ceux qui sont chez nous. »

« Nous voulons sortir la France de l’immigration de masse », fixe comme cap Laurent Wauquiez fier d’être accompagné par les parlementaires "les Républicains", « les meilleurs experts de cette question qui sont rentrés dans le détail du maquis juridique ».

Sortir de l’immigration de masse « cela suppose un changement complet dans notre raisonnement jusque-là trop bridé dans un cadre juridique constant. Les Français ont intégré la capitulation du politique », perçoit Laurent Wauquiez. « S’il faut modifier les traités, modifier la constitution, on fait. Il faut permettre tous les changements juridiques nécessaires pour sortir de l’immigration de masse », considère le président des Républicains jugeant impérieux de « se concentrer sur ce que la France peut faire pour mieux réguler l’immigration. »

Et pour mieux réguler l’immigration, Laurent Wauquiez formule plusieurs propositions destinées à casser la mécanique de l’immigration illégale. Dont celle de mettre un coup d’arrêt aux entrées illégales. « Parce qu’une entrée illégale est illégale, un point c’est tout. Cela veut dire qu’elle est arrêtée. Et si un étranger est entré de façon irrégulière, il ne doit jamais pouvoir avoir accès à une régularisation. Cela veut dire l’interdiction à vie d’accéder à un titre de séjour et accéder légalement au territoire », insiste Laurent Wauquiez.
Celle de réorganiser l’expulsion des illégaux et en revoyant, notamment, la politique d’aide au développement. « Il faut une conditionnalité totale de l’aide au développement à la remise d’un récépissé pour permettre le retour des clandestins dans les pays sources », indique le président des Républicains.

Celle d’expulser les étrangers délinquants. « Cela veut dire restaurer intégralement la double peine. Quand on commet un délit en France, on ne reste pas en France et si on veut rester en France, on respecte les règles », souligne Laurent Wauquiez rappelant qu’un prisonnier sur cinq est de nationalité étrangère.

Celle de créer un délit d’incitation à la haine contre la France. « Nous sommes trop passifs devant les discours de haine de la France. 20 individus radicalisés ont été renvoyés alors que 3 000 sont recensés », constate Laurent Wauquiez.

Celle de laisser le parlement définir annuellement le plafond et les critères d’immigration. « Nous ne décidons plus de rien. La France doit pouvoir décider qui elle accepte ou pas », estime le président des Républicains.

Celle de limiter l’immigration familiale en encadrant plus strictement le regroupement familial par le doublement des critères de ressources et de logement.

Celle d’attribuer la nationalité française « à celui ou celle qui est parfaitement intégré(e) et connaît les règles de la République ».

Celle de revenir sur le droit du sol aujourd’hui « détourné et sorti de sa vocation initiale. Il faut fixer une règle simple : si les parents sont en situation irrégulière, on ne peut prétendre à l’accès à la naturalisation par le droit du sol », propose Laurent Wauquiez qui donne le cadre de la naturalisation.

« On ne peut devenir Français par hasard si on n’a pas parfaitement intégré l’exigence et la beauté de ce que représente de faire partie de la nation français. On ne peut pas devenir Français si on n’a pas un casier judiciaire vierge. On ne peut pas devenir Français sans être majeur car je ne veux plus que l’on devienne Français par accident. Je n’attends pas seulement d’un étranger à qui l’on donne la nationalité française qu’il parle le français, qu’il connaisse les rudiments de l’histoire de France. J’attends de lui qu’il adhère totalement aux valeurs de la République. Je ne donne pas la nationalité française à quelqu’un qui considère que la charia est supérieure aux lois de la République, à quelqu’un qui n’a pas parfaitement intégré que chez nous l’égalité de la femme et de l’homme n’était pas négociable, à quelqu’un qui peut imposer le port du voile à sa femme ou à sa sœur. Cela veut dire qu’au moment où nous donnons la nationalité française il faut qu’il y ait une prestation de serment et de respect et d’adhésion aux valeurs de la République française pour forcer tout le monde à sortir de l’hypocrisie. Non, la France ne peut pas accepter tout et n’importe quoi ! »

Souhaitant sortir d’un discours confisqué par certains, Laurent Wauquiez propose également que les Français aient la parole et soient consultés par référendum. « Pour que les Français s’expriment sur ce qu’ils souhaitent en terme d’immigration. Ce ne sont pas aux passeurs, aux juges de décider qui entre en France. C’est aux Français de le décider. C’est leur pays. C’est leurs frontières. C’est leur choix. »
Aux yeux de Laurent Wauquiez, ce sujet « ne souffre pas les ambigüités. » Allusion aux ambigüités et à l’absence de fermeté d’Emmanuel Macron en matière d’immigration.

Raison pour laquelle il est de la responsabilité des Républicains de porter ce débat avec détermination et esprit de responsabilité. C’est un chemin exigeant, qui n’est pas fait pour plaire et qui exige un devoir de lucidité. Les Français attendent une politique ferme en matière d’immigration.

12 PROPOSITIONS DES REPUBLICAINS

Le député
Derniers tweets