De la matière brute à l’excellence... ma rencontre avec les professionnels du cuir

Ce matin j’ai convié plusieurs de mes collègues parlementaires à rencontrer des représentants de la filière cuir.

La filière du cuir comprend les négociants en peaux brutes, les entreprises de la tannerie-mégisserie, de la chaussure, de la maroquinerie, de la ganterie et de la distribution spécialisée dans les produits finis du cuir.

Elle représente plus de 8 000 entreprises présentes dans l’ensemble du territoire, 70 000 salariés et 15 milliards de CA et exporte pour une valeur globale de 7,8 milliards d’euros.

Les professionnels nous ont exposé la situation difficile dans laquelle ils vivent actuellement ainsi que leurs inquiétudes.

J’ai notamment noté la pénurie de matière première, c’est-à-dire de peaux brutes de qualités. En effet seul 10% des cuirs de veaux sont utilisables par l’industrie du cuir. Pour améliorer la propension de peaux exploitable il faudrait investir : d’une part en généralisant la vaccination contre poux et teignes qui attaquent la peau, et d’autre part en sécurisant le transport des animaux jusqu‘à l’abattoir. Cela peut représenter certes de gros investissements mais ces derniers seraient bénéfiques à l’ensemble des acteurs de la filière et donc à notre économie.

Même si le cuir est prisé par l’industrie du luxe, il me semble important de noter que bien qu’il existe de nombreuses marques prestigieuses en ce domaine, ce sont plus des milliers d’artisans, de TPE, de PME que ce secteur fait vivre !...

Pour protéger notre savoir-faire, envié à travers le monde, nous ne devons pas nous dérober face à des filières, des professionnels qui rendent la main intelligente. Le savoir-faire mais aussi le savoir voir pour la qualité et également le savoir dire ou le faire savoir pour attirer les jeunes sont à développer pour que la France reste un leader dans ce domaine.

Nous nous devons de favoriser le développement de ces filières manuelles en lui apportant outils et législation nécessaires à leur développement. Il est donc de notre devoir de nous abstenir de voter des lois sans bon sens, sans intelligence ! La sauvegarde de notre savoir-faire passe par là, et par nous ! Tel est le sens de mon engagement.

Le député
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