Et l’avenir de la filière des plantes aromatiques ?

Par une question écrite, j’ai interpellé M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur l’avenir de la filière des plantes aromatiques (ciboulette, persil, thym, sauge, aneth, coriandre, livèche, etc.).

Représentant un peu plus de 2 000 hectares, ces cultures sont notamment conditionnées par la mise à disposition des producteurs d’un panel d’outils permettant une parfaite maîtrise de l’enherbement.
Dans le cadre de la réglementation européenne, des désherbants sont actuellement en cours d’évaluation afin d’être ré-homologuées pour les prochaines années.
Si l’on se focalise sur une culture en particulier représentative de la filière des plantes aromatiques, la ciboulette, il n’y a qu’un seul désherbant autorisé en prélevée. Si l’homologation de cette molécule (pendiméthaline) n’était pas renouvelée, les impacts seraient désastreux.
D’abord sur le plan gastronomique mais également sur le plan économique. Les producteurs se verraient contraints à recourir à une main-d’œuvre plus importante pour pouvoir commercialiser leur production.
Fastidieuse sur le plan technique, cette solution serait surtout impensable dans la réalité. Ces cultures disparaîtraient de nos territoires.

Aussi, je lui ai demandé de bien vouloir lui indiquer quelles mesures il compte prendre pour soutenir auprès des instances européennes l’utilisation de cette molécule afin de pérenniser ces productions représentatives de notre excellence culturale française et de notre capacité à conserver à notre alimentation toute sa diversité de saveurs et de goûts.

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Le député
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