Intervention en Syrie

L’annonce faîte par le Président de la République d’intervenir en Syrie est une nouvelle fois, un tour de passe-passe pour détourner l’attention des Français (et pendant ce temps, les communicants de Élysée ont tout loisir pour préparer les annonces de la fin de l’année pour trouver les artifices de l’inversion de la courbe du chômage).

Mais un tour de passe-passe dangereux, car en effet, il me semble évident que s’il devait y avoir intervention, celle-ci devrait se faire sous l’égide des Nations Unies. Les risques d’un conflit mondial dans cette zone sont bien trop importants pour qu’une telle décision soit prise sans accord de l’ONU ou de son assemblée générale.

Je suis opposé à cette intervention car, la France aussi grande et volontaire qu’elle soit dans la défense des droits de l’Homme, n’a pas les moyens d’intervenir seule. Et ce d’autant plus que le gouvernement et le Président ont sapé à notre armée les moyens de ses actions. On comprend effectivement mal le livre blanc de la défense rédigé par les socialistes et les diminutions tant du budget que des effectifs dans notre armée (34 000 postes supprimés d’ici 2019).

Alors, soit l’avis du parlement sur cette question de la Syrie intéresse le Président de la République et dans ce cas, au-delà du débat qui a eu lieu aujourd’hui, les deux assemblées doivent nécessairement se prononcer par un vote sur une éventuelle intervention sous les couleurs de l’ONU, soit cette consultation n’est que poudre aux yeux, et dans ce cas, François HOLLANDE doit prendre ses responsabilités en informant surtout clairement les Français des capacités de la Syrie qui est une poudrière mondiale.

Le député
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