"J’invite, ceux qui le souhaitent, à une journée d’immersion à l’Assemblée nationale pour en saisir son fonctionnement quotidien"

Dimanche dernier, j’ai pris connaissance, dans les colonnes du Courrier de l’Ouest, de ce courrier d’un lecteur choletais au sujet du travail des députés :

« Retraité, de temps en temps, je regarde la chaîne LCP, c’est l’après-midi et c’est par curiosité.
Ce que je retiens surtout c’est, que ce soit à l’Assemblée nationale ou au Sénat, très souvent la salle est à moitié vide. Et quand je dis à moitié, c’est par humanité. La question est donc, en cas d’absence à la séance, le député ou le sénateur est-il payé ? En toute logique, n’étant pas au travail, je dirais non. Mais je ne suis pas sûr. Comment savoir ? Je suis curieux, c’est tout ».

J’ai souhaité réagir. J’ai donc envoyé également un "courrier des lecteurs" à la rédaction du Courrier de l’Ouest qui n’a malheureusement pas publié ce week-end mes propos.

Vous trouverez donc ci-dessous ce que je souhaitais rappeler aux lecteurs :

Je souhaite réagir à la parution dans vos colonnes du courrier des lecteurs au billet de Monsieur Jack Peraudeau de Cholet.

L’indemnisation des parlementaires fait toujours débat. En effet, la défiance vis à des élus ne fait que grandir à mesure que l’on met en exergue les comportements malhonnêtes de certains. Comme dans tout milieu, il y a certes, des élus qui utilisent le système mais il faut faire attention à la généralisation de ces propos. La quasi-totalité des élus est parfaitement honnête !

Les députés ont effectivement une indemnisation d’environ 5 000 euros par mois. Considérer que les députés ne sont pas « au travail » lorsqu’ils ne sont pas dans l’hémicycle est un raccourci rapide. Lorsque je suis à Paris, le rythme des réunions qui nous est imposé est tel qu’il n’est pas possible d’être partout. Je ne compte plus le nombre de réunions qui sont organisées sur les mêmes créneaux horaires !

Un député ne compte pas son temps. Il sait se rendre disponible pour les manifestations qui peuvent être organisées tôt le matin, le soir, parfois la nuit, le samedi, le dimanche…

J’ai eu l’occasion de le dire plusieurs fois déjà mais il est certain qu’aucune entreprise en France ne pourrait fonctionner de la même façon qu’à l’Assemblée nationale. Car imaginez-vous que nous ne connaissons que le programme des textes qui seront étudiés uniquement 3 semaines à l’avance !

Il est important de relater ces éléments. J’invite d’ailleurs, ceux qui le souhaitent, à une journée d’immersion à l’Assemblée nationale pour en saisir son fonctionnement quotidien.

Le député
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