La prise en charge de l’autisme mérite le plus grand discernement

Une proposition de résolution invitant le Gouvernement à promouvoir une prise en charge de l’autisme basée sur les recommandations de la Haute Autorité de santé signée par un certain nombre de députés dont je fais partie a été débattue la semaine dernière à l’Assemblée.

La prise en charge de l’autisme est une question véritablement complexe et les réalités vécues par les autistes eux-mêmes mais également par leurs familles méritent le plus grand discernement. Les débats ouverts par ce texte m’ont conduit à m’interroger sereinement et à consulter familles, médecins et plus largement professionnels de santé.

L’État doit offrir à ces enfants et à leurs parents les possibilités thérapeutiques et d’enseignement nécessaires à leur insertion. Néanmoins, je ne crois pas que cette maladie puisse trouver solution dans des traitements et des soins généralisés alors que chaque autiste est unique. Est ce donc bien à la loi d’en déterminer les modalités ? Ne serait il pas mieux de faire davantage confiance aux autistes, à leurs familles et à leurs médecins ? Ce qui n’exclurait pas le contrôle au niveau de chaque autiste du résultat de telle ou telle méthode.

Cette résolution n’a pas été adoptée et c’est peut-être là un signe d’implication parfois trop hâtive du législateur. A l’avenir, il me semble primordial d’associer toutes les méthodes et surtout d’être à l’écoute de l’ensemble des familles touchées par cette maladie dont il est si difficile d’en saisir les contours.

Le député
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