Ma question écrite concernant l’huile de neem

M. Jean-Charles Taugourdeau attire l’attention de M. le Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt sur la nécessité de régulariser les utilisations de l’huile de neem en délivrant les autorisations de mise sur le marché (AMM) nécessaires au bon contrôle d’un grand nombre de ravageurs attaquant les cultures maraichères et les vergers conduits en agriculture biologique.

Huile végétale obtenue à partir des graines du margousier, l’huile de neem est utilisée depuis des siècles dans le monde entier, notamment en médecine traditionnelle en Inde.

Même si le principal principe actif de l’huile de neem, l’azadirachtine, est un perturbateur endocrinien suspecté, elle a été inscrite en 2011 à l’annexe I du règlement 1107/2009 permettant aux États Membres de l’Union Européenne d’autoriser les préparations d’huile de neem.
C’est le cas dans 15 pays européens dont l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne…
La France, elle, l’interdit toujours.
Cette situation crée des distorsions de concurrence. Inscrite au cahier des charges de l’agriculture biologique, les producteurs et leurs organisations attendent cette autorisation depuis longtemps et avec impatience puisqu’elle est indispensable pour la conduite des cultures maraichères et des vergers biologiques.
A tel point que l’huile de neem est déjà largement proposée à la vente sur des sites internet.
Certains producteurs biologiques l’utilisent actuellement sur notre territoire. Sur la base d’une analyse bénéfices-risques, l’huile de neem qui contient de l’azadirachtine, peut être utilisée de manière sécurisée moyennant des précautions d’utilisation, malgré ses inconvénients et notamment le caractère perturbateur endocrinien du principal principe actif.

Il lui demande donc de quelle manière il compte autoriser l’utilisation en cours de l’huile de neem en agriculture et accorder les autorisations de mise sur le marché des solutions qui contiennent de l’azadirachtine.

Le député
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