Dialogue Social : pourquoi j’ai voté CONTRE ?


Ce texte sans ambition est fondé sur des bases bancales, puisque les négociations entre partenaires sociaux du début d’année ont échoué.

De plus, ce texte s’inscrit dans un contexte préoccupant puisque le taux de chômage a encore atteint un bien triste record ce moi ci.

Alors même que la première version du texte semblait le fruit de bonnes intentions, le texte adopté par la suite a été particulièrement alourdi tant en commission qu’en séance publique attestant ainsi des divisions internes à la majorité. Loin d’être en faveur de nos TPE et PME, moteurs principaux de notre économie, ce projet de loi impose encore plus d’obligations à ces entreprises.

Ainsi, la reconnaissance du "Burn out" comme maladie professionnelle oblige ces dernières et non plus la sécurité sociale à en assurer le coût financier alourdissant ainsi un peu plus les charges qui pèsent d’ores et déjà sur ces entités.
Ainsi, nombreux sont les reproches que l’on peut faire à ce texte, pour n’en citer qu’un autre je prendrais l’exemple de la mise en place des commissions régionales syndicales pour les TPE. Désormais les salariés de ces petites structures de moins de 11 personnes, seront représentés par des syndicats via des commissions externes. Or, rien ne vaut le contact direct entre un patron et son salarié. Il s’agit ainsi d’un stratagème à peine déguisé dont le seul but est de faire entrer les syndicats dans ces structures sans que cela ne soit fait ni dans l’intérêt des employeurs ni dans celui des employés puis-qu’avec ces commissions un nouveau médiateur est institué reléguant de facto le contact direct au second plan (ce qui était déjà l’esprit qui animait la réforme des 35 heures).

Quand le gouvernement cessera t-il de s’acharner sur nos entrepreneurs, nos créateurs de richesses ?

En tout cas ce n’est pas ce texte qui changera les choses. Il s’agit d’une simple agglomération de mesures inefficaces, d’un fourretout législatif.

Le projet de loi dit "Rebsamen" est à l’emploi, ce que le projet de loi dit "Macron" est à la croissance, c’est-à-dire, un rendez-vous manqué pour réformer courageusement notre pays.

Il est en effet au contraire, nécessaire de mener une réforme profonde, de faire enfin confiance aux entreprises pour que la courbe du chômage s’inverse enfin durablement.

C’est pourquoi, j’ai voté CONTRE ce projet de loi.

Le député
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