Presse spécialisée : problématique de l’augmentation des tarifs postaux

Par une question écrite j’ai attiré l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la question des aides à la presse et de l’équilibre économique de la presse spécialisée en particulier.

En effet, la fin de la compensation par l’État du moratoire de 2009 sur l’augmentation des tarifs postaux pour la presse spécialisée place cette dernière dans une situation extrêmement délicate, en lui imposant une augmentation de près de 22 % des tarifs postaux sur deux ans (+ 11,5 % en 2014 et + 10 % en 2015). Les titres relevant de la presse spécialisée vont subir cette forte hausse au contraire des titres « d’information politique et générale » (IPG). Il convient d’interroger la cohérence d’une telle mesure. En effet, la notion « d’information politique et générale » est loin d’être cantonnée aux titres permettant l’exercice du pluralisme et du débat démocratique. Certains titres comme Télérama ainsi que les suppléments des quotidiens (féminins et magazines TV) sont ainsi reconnus comme IPG et bénéficient dès lors largement de l’aide publique à la presse. Cette situation aboutit à une distorsion de concurrence extrêmement préjudiciable à la presse spécialisée.

En comparaison, la reconnaissance de magazines culturels, féminins ou TV comme relevant de l’information politique et générale, donc éligibles à l’essentiel des aides apparaît inéquitable. Cette question de la cohérence des aides à la presse, réservées pour l’essentiel aux titres IPG, est d’ailleurs dénoncée dans le dernier rapport de la Cour des comptes.

Je lui ai donc demandé quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre afin d’éviter un choc tarifaire qui ne manquera pas d’affaiblir un peu plus la situation économique des titres de la presse spécialisée.

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Le député
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