Quelles sont les conséquences de la politique engagée dans le cadre du CICE ?

M. Jean-Charles Taugourdeau attire l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur les conséquences de la politique engagée dans le cadre du CICE.

Le CICE est un dispositif qui ancre notre système productif dans le bas de gamme en offrant une réduction de charges pour les rémunérations inférieures à 2,5 SMIC. En ajoutant l’ensemble des subventions, plus de 42 milliards d’euros sont consacrés aux bas salaires, chaque année.

Or, on voit bien que cette politique ne fonctionne pas puisque les indicateurs de compétitivité continuent à se dégrader.

Le CICE concerne peu les salariés qualifiés de l’industrie globalement mieux rémunérés et des entreprises exportatrices.

Or, pour Jean-Charles Taugourdeau, l’effort doit être concentré sur les secteurs exposés à forte croissance et créateurs d’emploi.

Actuellement, il bénéficie aux secteurs protégés de notre économie tels que la Poste ou encore la grande distribution. Le CICE n’a pas non plus permis de reconstituer les marges des entreprises qui sont tombées à 29,3% au deuxième trimestre 2014, le taux le plus bas depuis 1985.

D’après le COE-Rexecode « la part des exportations françaises de produits manufacturés dans la zone euro a reculé de 12,2% en août 2014, son plus bas niveau jamais observé ». Le CICE ne permet ni de reconstruire notre industrie, ni de développer des entreprises innovantes.

Pour que notre pays retrouve de la compétitivité et donc à terme la création d’emploi, Jean-Charles Taugourdeau souhaite qu’une politique axée sur le redressement des marges, l’investissement, l’innovation, l’élévation des compétences en prise avec les marchés mondiaux soit engagée.
Il souhaite connaître l’avis du Gouvernement à ce sujet.

Le député
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