Compte-rendu de ma réunion avec les Parents d’élèves

Au début du mois de mai, j’ai rencontré les représentants d’un collectif de parents d’élèves. En voici le compte-rendu de cet entretien réalisé par le collectif :


La discussion cordiale et de qualité, dans l’écoute et l’échange, a permis de pointer les convergences qui pouvaient exister, sans s’arrêter sur les divergences subsistants nécessairement lorsqu’on évoque la question cruciale de l’éducation des enfants.

Jean-Charles Taugourdeau a précisé qu’il était de ceux qui depuis longtemps désiraient dépasser les enjeux partisans. C’est l’enjeu d’une vision à long terme sur le sujet et d’un processus parlementaire s’achevant par un vote qui doit être validé à la majorité qualifiée des deux tiers et non pas à la majorité simple (50%) dans lequel doit s’inscrire les processus de décisions en matière d’orientation dans l’Education Nationale, nous a-t-il déclaré en substance.

Cette première remarque a permis d’aborder sereinement l’ensemble des questions qui nous ont poussé depuis plusieurs mois à affronter les idées de ceux qui décident à tort et à travers de l’avenir de nos enfants : réduire l’encadrement pédagogique de nos enfants en supprimant des postes d’enseignant et de RASED, pour relever le défi de l’individualisation des parcours, de la lutte contre l’illettrisme et des enjeux de citoyenneté et de l’économie du savoir.

Lors de cette entrevue, Jean-Charles Taugourdeau s’est déclaré d’accord avec le fait que s’il y avait enjeu, c’était pour lui prioritairement en primaire. Nous avons donc réagit en réaffirmant, que contrairement à ce que le candidat SARKOZY avait évoqué lors de son meeting de Montpellier, il ne fallait pas attendre 2013 pour réagir mais bien geler les suppressions de postes dans le primaire immédiatement. ZERO SUPPRESSION DE POSTE EN 2012, pas de procrastination.

La discussion s’est poursuivie sur le thème des spécificités du territoire. L’application de la règle au sens strict, je décide de surcharger les classes pour atteindre mes objectifs de réduction d’effectif, est encore plus légère lorsqu’elle est appliquée sur des territoires ruraux. C’est l’une des illustrations de l’aveuglement d’une règle trop simpliste pour être efficiente. Jean-Charles Taugourdeau a rappelé son implication sur les écoles locales et communales.
Il considère en effet que les territoires doivent être traités de façon différenciée. Nous avons tous rappelé qu’il fallait défendre l’Ecole de la République. Le risque est grand d’un glissement des inscriptions des enfants de l’école publique vers les écoles catholiques dans les villes mais très certainement davantage dans les campagnes.

Une étude sérieuse sur les enjeux de redéploiement, tenant compte des spécificités de territoire pourrait être d’un intérêt indéniable (les analyses et statistiques de la CAF sont disponibles pour chaque territoire tous les 3 ou 4 ans) même si le contexte de suppression de postes ne le permet pas. La loi du chiffre (en baisse pour les effectifs, en hausse pour les objectifs), ne permet plus des échanges sérieux avec l’Académie et sans refuser de rencontrer les parents d’élèves, cette administration ressemble plus à un bureau d’enregistrement des doléances qu’à un interlocuteur capable d’aménager des zones de négociation.

Pour les parents d’élèves, et c’était l’objet de l’interpellation, il s’agit d’avoir des relais politiques aux revendications légitimes concernant la qualité de l’accueil des enfants au sein de l’école publique sur le territoire français, départemental voire sur le bassin spécifique du député interpelé. Jean-Charles Taugourdeau, a décidé d’appuyer les parents, pour son territoire.

Il vient donc compléter les positions d’un ensemble d’élus et prouver, peut-être, qu’il est possible aussi de raisonner sur l’avenir des enfants. L’objectif de Zéro suppression de poste dans le primaire doit rester dans la mémoire de l’ensemble des élus du Maine-et-Loire que nous avons contacté.

Nous espérons donc que les actions promises auprès du rectorat par Jean-Charles Taugourdeau, permettront de geler ces suppressions de postes dès maintenant.

Nous espérons surtout que ce gel se transformera en abandon, dès les premiers jours de la nouvelle législature afin qu’en septembre nous comptions au moins autant de postes que cette année.

Le député
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