Hommage à Charles JOLIBOIS

Hommage - Charles JOLIBOISChère Madame, c’est avec une réelle et sincère émotion que je m’adresse à vous et à vos enfants. Je veux d’abord vous remercier de me permettre de rendre hommage à votre époux, à votre père. J’en suis très honoré et très ému.

Très honoré parce que j’éprouvais un immense respect pour l’homme et ses fonctions d’élu, pour l’homme et sa profession. Ses mots, ses discours, ses gestes étaient toujours impressionnants de simplicité, de modestie, d’élégance, de délicatesse et en même temps, ils étaient plein de force parce qu’empreints de sa grande culture.
Quand il parlait, on l’écoutait, on le regardait et pour ce qui me concerne, j’apprenais sans jamais me sentir ignorant, donc mal à l’aise, parce que, jamais le ton n’était supérieur, ni suffisant. Et puis, il avait tellement d’humour qu’il maniait à la perfection.

Très ému parce que j’éprouvais, j’éprouve et j’éprouverai toujours une affection sincère pour l’homme d’une gentillesse rare car vraie, vraie car sans conditions. Pour l’homme qui me donnait des nouvelles de mon père lorsque l’on se rencontrait au conseil général. Ils se voyaient à cette époque plus souvent que moi puisqu’ils siégèrent ensemble au Sénat pendant 12 ans. Et ils ont quitté le Sénat en même temps à 15 jours d’intervalle...
Chacun dans sa vie privée a besoin de repères. Chaque élu, dans sa vie publique, a besoin de repères, a fortiori quand il choisit l’éthique en fondement de son engagement.

Quelques hommes politiques, grands à mes yeux, éclairent mon chemin d’élu ; pas forcément grands par leur renommée médiatique nationale ou internationale ; non, simplement grands par leur sens de l’humain, du dévouement, de la chose publique, de l’intérêt général. Parce qu’ils ont l’écoute de tous, du plus grand et surtout du plus petit, du plus modeste, du plus humble, de celui qui ne demande rien pour lui mais tout pour les autres.

Eh bien, mon père et votre époux, Chère Madame, votre père, Mesdames, sont tous les deux de ces grands hommes qui m’éclairent dans mon engagement politique parce qu’ « ils partageaient des points de vue identiques sur la politique en général » m’écrivait Charles JOLIBOIS au lendemain de l’accident de mon père.

Quand je pense à Charles JOLIBOIS, toujours je souris parce que l’image que je garde et je crois pouvoir dire, que nous gardons, nous ses collègues élus, est celle d’un homme tranquille, souriant, au regard vif, attentif, avec parfois quelques scintillements de malice.

Je veux parler de cette malice bienfaisante qu’on peut se permettre de montrer parce que, quand on est comme lui, brillant, élégant et profondément honnête, cette gentille malice est utilisée au service des autres. C’est ce qu’il faisait pour le bien de tous.

Nous sommes fiers et émus d’avoir eu la chance de travailler avec lui pour la collectivité. Il restera pour nous, en Anjou, un exemple ; pour ne pas dire l’exemple, sa modestie en aurait souffert.

Madame, permettez-moi de vous renouveler mes plus vives condoléances à vous-même ainsi qu’à vos enfants et petits-enfants.

Mesdames, votre père était humble et modeste, nous le savons tous, mais je veux vous dire que nous ne pouvions ignorer qu’il était très fier de vous et de ses petits-enfants.

Cher Charles Jolibois, nous vous saluons en vous assurant que vous êtes à jamais dans notre mémoire la plus sûre ; je veux parler de celle de notre coeur.

Le député
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