Jean-Charles TAUGOURDEAU, député de la 3ème circonscription du Maine et Loire

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Mots du député...

Juin 2011

J'ai interrogé le Président de la République sur l'Agriculture ce mercredi 8 juin à l'Elysée.

J'ai tout d'abord remercié le Président d'avoir permis l'organisation d'un G20 agricole. Il n'y a peut-être pas encore d'accord précis en vue, mais c'est un premier pas vers une prise de conscience de la nécessité d'organiser l'alimentation des 9 milliards d'habitants d'ici 2050.

L'agriculture française ne peut continuer à être accusée de tous les maux environnementaux, bien souvent par des personnes qui militent pour la décroissance en opposant l'écologie à l'économie.

J'ai demandé au Président s'il pensait ouvrir des pistes législatives sur la création et la gestion de réserves d'eau collinaires sur les rivières et les fleuves pour que les agriculteurs puissent sauver leurs cultures et leurs élevages quand c'est nécessaire, et permettre par ailleurs d'éviter des inondations à la suite d'orages ou de fonte des neiges.

Je me réjouis des réponses précises apportées en Charente jeudi par le Président de la République, notamment sur la nécessité d'une véritable politique de gestion de l'eau. C'est ce que j'appelle une écologie intelligente et je salue une nouvelle fois les initiatives du Président en faveur de l'environnement et de l'agriculture.

Soyons convaincus que ce n'est pas la décroissance qui nourrira les 9 milliards de personnes dans moins de 40 ans.

Avril 2011

J'ai posé une question à Nadine MORANO, Ministre chargée de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle, dans l'hémicycle, lors des questions d'actualité le mardi 12 avril dernier.

Cette question portait sur l'apprentissage et s'articulait comme suit:

" En créant un ministère spécifiquement chargé de l'apprentissage le Président de la République et le Premier ministre ont adressé un signal fort aux jeunes qui veulent un métier: agir pour passer de 600 000 à 800 000 apprentis en 2015.

La proposition de loi que nous avons déposée hier Gérard Cherpion, Bernard Perrut et moi-même soutient la volonté du Président de la République.

Elle donne un véritable statut à l'apprenti "étudiant des métiers", élargit et simplifie les conditions d'embauche des apprentis.

Pour peu que les Régions jouent le jeu aux côtés de l'Etat!

Et là, je m'adresse à nos collègues socialistes dont nous connaissons l'esprit républicain pour qu'ils expliquent aux présidents des Régions qu'il n'y aurait que des avantages pour les jeunes que les Régions utilisent la totalité des dotations d'Etat prévues pour l'apprentissage et qu'elles investissent au même niveau que l'Etat, ceci dans l'intérêt de chaque jeune qui souhaite apprendre un métier.

Peut-être est-il donc nécessaire, Mmela Ministre, que vous rappeliez l'engagement du gouvernement en matière d'apprentissage?".

L'emploi a toujours été ma priorité et il le restera.

C'est le sens premier de mon engagement politique.

Décembre 2010

En cette fin d'année, je souhaite à chacune et chacun d'entre vous de passer des moments sincères auprès de ceux qui vous sont proches.

J'ai une pensée particulière pour tous ceux qui souffrent.

Mes collaboratrices se joignent à moi pour vous souhaiter de bonnes fêtes en attendant le plaisir de vous retrouver en 2011.

Novembre2010

Je vous annonçais à la rentrée l'arrivée en discussion de plusieurs textes de lois importantes pour la nécessaire évolution de la France. La perception du degré d'importance est très proportionnelle ausentiment qu'a le citoyen de se sentir plus ou moins directementconcerné. Par exemple, le texte très important sur les collectivités mobilise les élus mais peu le citoyen alors que nous savons bien cequi s'est passé pour celui sur les retraites.

Je suis satisfait de la confirmation de François Fillon à Matignon pour diriger un gouvernement qualifié "de combat" pour l'emploi par le développement de notre économie, de combat pour la compétitivité denotre industrie face à la concurrence internationale, de combat pour plus de solidarité tout en désendettant la France.

Je salue le courage du President de la République dans sa volonté de continuer les reformes nécessaires pour ne pas se laisser distancer par les autres pays.

J'ai demandé au Premier Ministre de tout faire pour simplifier la vie quotidienne de tous ceux qui produisent des richesses et je pense particulièrement à nos artisans, à nos commerçants, à nosagriculteurs, à nos chefs d'entreprises petites, moyennes et grandes.

Je vous remercie de me décrire quelques problèmes concrets qui auraient ralenti votre développement ou qui auraient tendance à vous décourager dans la conduite de votre affaire.

Septembre 2010

Depuis le 7 septembre, l'activité parlementaire a repris.

Mesure phare de la réforme, marqueur du quinquennat de Nicolas Sarkozy, le report de l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans a été voté vendredi dernier à l'occasion de l'examen des articles de la réforme des retraites.

Dans la même soirée, le passage de 65 à 67 ans pour une retraite à taux plein, sans décote, a été adopté.

J'ai participé au vote solennel de cette réforme le mercredi15 septembre dernier.

Cette réforme, qui a pour objectif de sauver le régime par répartition ancré sur la solidarité intergénérationnelle, s'appuie surun critère démographique: l'allongement de la durée de vie.

Elle est raisonnable et incontournable pour assurer la retraite des Français.

Outre ce projet de loi de réforme des retraites qui reste la priorité du Gouvernement et la nôtre pour la rentrée, nous examinerons également les réformes suivantes:

le projet de loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public;

→ le projet de loi de réforme des collectivités territoriales;

→ le projet de loi relatif à l'immigration, à l'intégration et à la nationalité;

→ le projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi);

→ le projet de loi de régulation bancaire et financière.

J'entends défendre ces projets de loi, dans une volonté réformatrice et sécurisante, pour l'avenir de la France.

Juin 2010

Le contexte économique est difficile, beaucoup d'habitants de notre circonscription en subissent les conséquences.

Je pense par exemple aux 150 salariés de France Champignon à Beaufort qui fermera l'année prochaine.

Plus que jamais, nous devons rester vigilants pour que le territoire soit une zone d'avenir attractive. Les pistes favorables doivent toutes être explorées. Tout ce qui apportera travail et bien-être mérite notre attention et je m'engage à défendre chaque projet, créateur d'emplois.

Avril 2010

Mon point de vue à la suite des élections régionales...

Je pense qu'il y a une accumulation de plusieurs facteurs:

D'une part, l'abstention est toujours importante pendant les régionales. Pourquoi? D'abord parce que le citoyen n'a aucun rapport direct avec la Région et les élus régionaux. Il n'a pas d'affaire directe au quotidien, comme on peut en avoir dans les mairies et/ou dans les services des Départements, d'où la désaffection chronique du citoyen pour la Région. Cela va changer avec la réforme des collectivités territoriales et l'installation des conseillers territoriaux en 2014 où les élus seront identifiés sur un territoire.

D'autre part, on est à mi-mandat. Nous avons entrepris beaucoup de réformes, peut-être pas suffisamment approfondies, il est encore un peu tôt pour le savoir. Mais comme tout changement, les effets négatifs ressentis individuellement sont toujours beaucoup plus forts que les effets positifs à ressentir collectivement. Comme je le disais pour d'autres affaires, l'intérêt d'un collectif n'est pas toujours l'intérêt général. Le Président de la République l'a dit avant les élections régionales mais n'a pas été entendu. Nous devons arrêter de légiférer pour améliorer les textes qui ne fonctionneraient pas et toiletter la législation.

Je constate également qu'il devient coutumier en période pré-électorale de dire n'importe quoi. J'ai souvenir de la TVA sociale entre les deux tours des Législatives. J'ai souvenir avant ces Régionales, d'avoir entendu dire que les associations n'auraient plus de subventions à cause de la réforme des collectivités, ce qui est totalement faux. Comme le disait Voltaire, «Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose!».

Le message a été entendu. Pour ma part, je m'appliquerai comme je le fais depuis le début de l'exercice de ma fonction de député, à rapprocher le terrain des instances parisiennes. Pour le moment, ma priorité et celle des mes collaboratrices, est de lutter pour la simplification administrative.

Mars 2010

 

Nous avons bien compris le désarroi de chacun dimanche dernier, qui s'est traduit par un fort taux d'abstentionnisme.

Beaucoup de réformes ont été mises en place ces derniers mois et leur côté positif n'apparait pas toujours tout de suite. Il va falloir prendre le temps et c'est ce que le Président de la République a annoncé dernièrement.

En attendant, notre mobilisation doit être totale d'ici à dimanche prochain car ce qui nous soucie au niveau national, se travaille déjà au niveau régional!

Si vous avez des personnes de votre entourage, des amis, des gens que vous connaissez bien… qui ne sont pas allés voter dimanche dernier, allez-y! Invitez-les, convainquez-les de venir voter dimanche prochain!

Janvier 2010

A propos de l'engagement national pour l'environnement, je pense que ce n'est pas la décroissance qui sauvera la planète! Ce n'est pas la décroissance qui nous permettra de nourrir 9 milliards d'habitants en 2050!

Partant de ce principe, même s'il est plaisant que la France montre le chemin de la lutte contre le réchauffement climatique, nous devons être vigilants à ce que pour créer 600 000 emplois d'ici 2020, nous n'en détruisions pas plus en poussant hors de France nos entreprises. Ce qui conduirait donc à nous priver de la création de richesses qui devraient justement permettre de financer les surcoûts du processus nécessaire au sauvetage de la planète, à condition bien sûr, que ce sauvetage soit organisé au niveau planétaire par tous les Etats et notamment ceux qui inondent l'Europe de produits manufacturés par une main d'oeuvre sous-payée et donc défiant toute concurrence.

En clair, il nous faut être vigilant à ce qu'au coût et au code du travail plus contraignants en France que dans beaucoup d'autres pays, ne s'ajoute pas de façon disproportionnée ce que j'appellerais le code de Grenelle.

Etre en avance sur les autres pour montrer le chemin, oui, mais pas trop en avance, ne serait-ce que pour ne pas perdre de vue nos entreprises qui, soit disparaîtront ne pouvant assumer la brutalité du surcoût instantané et non encore amorti des nouvelles mesures du code de Grenelle, soit qui disparaîtront tout simplement en quittant notre territoire pour survivre et se développer.

Décembre 2009

L'agriculture française traverse aujourd'hui une crise sans précédent. De nombreux agriculteurs me font part de leur profond mal-être. Les inégalités se creusent: bon nombre d'entre eux gagnent bien moins que le SMIC. Qui aujourd'hui accepterait de travailler pour ne rien gagner?

Et puis, il n'y a pas que la question des revenus.

Etre agriculteur est un véritable projet de vie, un état d'esprit. Or aujourd'hui, les aides publiques représentent la majeure partie de leur revenu. Cette situation donne de notre agriculture l'image d'une profession "assistée", alors qu'eux-mêmes s'interrogent sur leur utilité quand il leur est impossible de vivre de ce qu'ils produisent. Pourtant l'agriculteur doit gérer une vraie TPE (très petite entreprise).

Nous devons donc veiller au maintien d'une agriculture de premier plan en France et en Europe. Cependant, cette crise ne pourra se résoudre qu'au plan européen. Il faudrait consacrer un G20 uniquement au problème de l'alimentation planétaire et donc de l'agriculture mondiale. Et c'est ce que j'ai voulu redire au Président de la République en lui adressant à nouveau un courrier à ce sujet.

Mai 2009

Au mois de juillet 2008, nous avons voté une réforme réellement très importante de la Constitution.

L'Assemblée nationale maîtrise désormais la moitié de son ordre du jour. Je n'en reviens toujours pas que la Gauche ait refusé de voter ce texte qui donne beaucoup plus de pouvoirs aux députés, alors que dans le système précédent, une proposition de loi n'avait quasiment pas de chance d'aboutir sans l'accord du Gouvernement.

Depuis le 1er mars, le nouveau fonctionnement est entré en vigueur et à l'initiative de notre président de Groupe, Jean-François Copé, le groupe UMP a décidé d'organiser les Etats Généraux de la Dépense Publique.

D'abord pour vous rappeler l'état des finances de la France, mais surtout pour vous écouter sur toutes les suggestions que vous pourriez faire en matière d'économies sur les dépenses de l'Etat, et bien sûr, nous n'éviterons pas les suggestions sur celles des structures territoriales Région, Département, Communautés de Communes et Communes.

Lors d'une rencontre le 9 mai dernier à Baugé, vous avez été nombreux à réagir à ces Etats Généraux. Bon nombre de sujets ont été abordés: santé, défense, éducation nationale... J'ai pû aussi vous évoquer mon schéma de réorganisation des structures territoriales, sans laquelle il n'y aura pas de réelle économie.

Le débat sera engagé en juin à l'Assemblée.

D'ici là, n'hésitez pas à vous connecter sur www.ladepensepublique.fr pour nous faire part de vos réactions.

Le mot du Député

Au début du mois, après avoir écouté le discours du Président de la République au congrès des Entrepreneurs, j'ai accompagné le Sécrétaire d'Etat chargé du commerce, de l'artisanat et des PME, Frédéric LEFEBVRE, au travers des stands de ce grand rendez vous annuel des créateurs et dirigeants d'entreprises.

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