Finalement, ce monde n’est pas tellement nouveau !

Le gouvernement vient d’annoncer la revue à la hausse quasi-généralisée des aides sociales avec une vraie augmentation pour les plus marquantes comme l’allocation adulte handicapé (+40 EUR) et la prime d’activité pour les travailleurs pauvres (+50% sur le quinquennat). Sans compter le remboursement à 100% de certains soins, comme « le reste à charge 0 » en optique. Cette hausse est une mesure économico-sociale éminemment louable, dans une conjoncture où une partie importante de nos compatriotes survivent plus qu’ils ne vivent.

Mais dans le fond, « la montagne ne va-t-elle pas accoucher d’une souris ? ». En y regardant de plus près, malgré ces annonces somme toute « agréables », l’exécutif ne semble pas engager des réformes structurelles profondes, pourtant si indispensables à notre pays !

Car pour véritablement aider nos compatriotes en situation fragile, c’est une refonte complète de notre système d’aides sociales qu’il faut revoir. Les « mesurettes » trop longtemps annoncées par l’exécutif n’ont fait que mettre un petit pansement sur une grosse plaie.

Prendre « le taureau par les cornes » donc, pour répondre à un autre mal de fond, racine du mal qui sévit en France : l’endettement public.

L’endettement public est le frein numéro 1 à l’activité économique et à l’augmentation de la pauvreté. Et en 2018, la France atteint un nouveau record, puisqu’elle connait désormais un niveau de dette qui atteint environ 98% du PIB (produit intérieur brut), soit 2 250 milliards d’euros selon une étude de l’INSEE en juin 2018. Elle continue d’augmenter considérablement. Une totale surchauffe, donc !
Emmanuel Macron pense-t-il véritablement aux générations futures ? Celles-ci qui se retrouveront endettées à plusieurs milliers d’euros par habitant. Et elles le sont déjà : aujourd’hui, chaque français est endetté à hauteur de 33 116 EUR. Et demain ?

On ne peut évidemment pas concevoir une société comme cela. Le gouvernement doit désormais s’atteler à des réformes de fond, à commencer par une vraie réforme des retraites en 2019 et trouver de nouvelles pistes tangibles d’économies.

Le député
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