Les Républicains : ma réaction suite aux élections européennes

Nous sommes un parti qui ne sait pas s’adapter aux évolutions de la société accélérées et renforcées par les réseaux sociaux.
D’abord il faut bien comprendre que si on avait fait 14 ou 15 % aux Européennes, il ne se serait rien passé.... nous aurions été sur le podium.... C’eût été presque une victoire ! Et pourtant.... le malaise était déjà là.

N’oublions pas ceux qui n’ont pas eu le courage de se présenter à l’élection à la présidence de notre parti. Ils ont affaibli la fonction de président.
Laurent Wauquiez a vu sa légitimité affaiblie par ceux qui n’ont pas osé se présenter... mais qui ont créé leurs courants en prévision de la présidentielle de 2022.

À l’Assemblée, nous sommes dans l’opposition depuis 2012, qu’y avons-nous changé dans notre façon de travailler, de communiquer avec les citoyens mais aussi avec nos collègues du Sénat ? Qu’avons-nous appris de 2017 ?
Comment alors reconquérir le cœur des Français ? Mission impossible !

Le 26 mai, défaite collective ? Non ! Ceux qui, quoi qu’il advienne, se débrouillent toujours pour rester aux responsabilités, ont osé parler d’échec collectif n’assumant pas les responsabilités des fonctions qu’ils occupent. Ils sont les seuls responsables de notre échec à tous, ce qui n’est pas la même chose qu’un échec collectif.

Dans une entreprise, quand ça ne va pas on change les cadres dirigeants.
Aujourd’hui le parti est en difficulté, c’est à tous ceux qui sont en responsabilité à Paris de tirer eux-mêmes les conséquences de leurs erreurs.

Une droite nouvelle peut se reconstruire et s’ouvrir en s’appuyant sur la centaine de députés, sur les adhérents et militants LR, sur la majorité au Sénat, sur les présidences de régions et des départements, sur les milliers de maires, adhérents ou sympathisants.
Se reconstruire avec partout de nouveaux visages en responsabilité. Et des nouveaux visages, il y en a des milliers à partir de 18 ans et sans limite d’âge.
Notre parti doit profondément se transformer. Il doit, en s’ouvrant, devenir le cœur d’un mouvement, beaucoup plus large que notre parti actuel, symétrique à celui d’Émmanuel Macron. Sinon quand les français seront déçus ou lassés par le « chef Macron » ils se tourneront vers les chefs des extrêmes qui s’allieront tôt ou tard comme en Grèce et en Italie.

Savoir être plus forts car plus solidaires, plus à l’écoute car plus sur le terrain, travailler en pensant d’abord aux Français, à leur pouvoir d’achat, à leur sécurité, à leur santé, à leur cadre de vie, et tout ce qui découle de ces quatre points. Mais surtout arrêter de leur mentir.
L’expérience en politique doit profiter aux citoyens pour leur permettre de vivre mieux, pas au système pour mieux vivre sur le dos de tous ceux qui travaillent.

Le député
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