Ma dernière question au Gouvernement

Monsieur le Premier Ministre,

C’est avec une émotion sincère que je prends la parole, pour la dernière fois, dans notre hémicycle.

Élu à 4 reprises depuis 2002, je mesure, au terme de mon mandat, combien la situation de notre pays n’a, malheureusement, guère évolué.

Je vous entends dire, et vous avez raison, qu’il est urgent et nécessaire de relancer l’Economie, la création de richesses ! C’est ce que l’on entend mais ce n’est pas ce qui se passe sur le terrain, dans ma circonscription 100% rurale.

Quand je lis ce dimanche dans la presse que 47 d’agriculteurs du bassin de l’Authion, au cœur de ma circonscription, ont été verbalisés pour le dépassement de leur quota d’eau pendant la canicule de 2019… les bras m’en tombent ! Déjà oubliée la COVID 19 ?

Bien sûr que la confiance n’exclut pas le contrôle, mais comment notre administration, comment VOTRE administration – la police de l’eau – peut-elle continuer à sanctionner sans appréciation de la situation ?
Monsieur le Premier ministre, je conçois notre rôle de législateur comme un rôle d’accompagnant et de facilitateur et non comme le verbalisateur d’un carcan juridico-administratif, illisible, incompréhensible, injuste, parfois jusqu’à stupide, mais toujours prêt à sanctionner !

J’ai toujours plaidé pour une formation du législateur parce que la loi est écrite par les juristes alors le législateur parle comme tout le monde…, les deux langages ne se comprennent pas ! Le même mot, au tribunal est d’un sens, au café du village est de l’autre.

Monsieur le Premier ministre, je vous invite, venez chez moi, dans ma circonscription à constater malheureusement la gravité de l´ accident. Pour un fait divers grave tout le monde se déplace, pour l’accident de 47 agriculteurs, j’aimerais que vous vous déplaciez. Mon adresse est facile c’est la 49-3.

Le député
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