Ma réaction à l’adoption de la loi anti-casseurs

Ce mardi, à la suite du Sénat, l’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi dite "anti-casseurs" initiée par Bruno Retailleau.

Naturellement favorable à ce que notre état de droit soit restauré et surtout à ce que la peur change de camp, j’ai voté ce mardi en faveur du texte.

Pour autant, mon vote n’était pas assuré d’avance car la majorité avait totalement dénaturé le texte du groupe LR au Sénat en commission en lui retirant toute substance. J’aurais alors voté contre un texte vide de sens.
En revanche, en séance, la majorité s’est montrée plus raisonnable en remettant en place un contrôle plus étroit des Préfets et surtout des possibilités pour eux d’interdire à certains de manifester.

La loi n’en est cependant pas devenue parfaite, et elle aurait pu avoir encore plus d’efficience mais j’estime que ce point va dans le bon sens.

Une cinquantaine de députés de la majorité (dont deux de notre département) n’ont pas souhaité voter favorablement pour le texte estimant qu’il pouvait restreindre les libertés. Je ne les blâme pas. Je peux même sur certains aspects les comprendre. C’était aussi le message de mes vœux, aimer et assurer la séparation des pouvoirs en ne suivant pas toujours sa propre majorité. Dont acte même si on aurait pu faire beaucoup mieux pour protéger nos concitoyens et nos forces de l’ordre, tout en assurant la liberté de manifester qui n’est pas un droit constitutionnel mais est traitée dans le décret-loi d’octobre 1935.
Et notre justice manque tellement de moyens humains aujourd’hui qu’il fallait bien a minima, par un dispositif administratif, tenter d’endiguer le fléau de la violence de certains qui s’est illustrée ces derniers mois.

Retrouvez aussi mon interview sur RCF :
https://rcf.fr/actualite/social/edition-de-7h-du-5-fevrier?unkp=f1b6cf09bfef9de2396b5dc0b5b085fd#.XFk5HtMyCco.twitter

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